Volvo C70 (2006-2013)

 

Publié par Philippe Baron le 1 juillet 2014.

 

En 1989, Volvo acquiert le site suédois d’Uddevalla pour y fabriquer, dès 1996, les cabriolets C70 de première génération. En 2003, cette usine devient une coentreprise avec le styliste turinois Pininfarina pour la production des Ford Focus CC et Alfa Romeo Spider, mais aussi pour la mise au point de la nouvelle C 70, qui sera le premier coupé-cabriolet de la marque scandinave. Sa commercialisation débute au printemps 2006.

 

 

Présentée en septembre 2005 au Salon automobile de Francfort, la C70, contrairement à ce que son nom laisse supposer, ne dérive pas d’une S70 mais d’une S40. Première familiale à quatre places à toit rétractable, la C70, grâce à la cinématique complexe du toit qui se replie en trois parties, conserve une ligne effilée. L'absence d'un toit rigide est compensée par un système de renforts et par la mise en oeuvre de nouvelles technologies comme le rideau gonflable monté dans la portière (IC) – nouvelle partie intégrante du système amélioré de protection en cas de choc latéral. Étant donné que l'IC ne peut être intégré dans le toit comme sur les autres modèles Volvo, il est ici monté dans la porte et se gonfle de bas en haut en cas de choc latéral. Les ingénieurs Volvo chargés de la sécurité ont conçu un IC particulièrement rigide. C'est pourquoi ce rideau peut conserver sa position verticale et protéger efficacement la tête. De plus, l'air ne s'échappe que lentement du rideau, de sorte que le dispositif apporte une protection supplémentaire en cas de retournement du véhicule - une solution inédite dans le monde de l'automobile.


 

« Réaliser une ligne de caisse harmonieuse, dont l'esthétique convient aussi bien à une décapotable qu'à un coupé, n'a pas été une tâche facile » assure Fedde Talsma, styliste en chef de la toute nouvelle Volvo C70. « Nous avons décidé de commencer par dessiner le coupé. Lorsque nous avons été satisfaits du résultat, nous avons réalisé les adaptations nécessaires pour dériver un cabriolet à partir des contours du coupé. C'est selon notre expérience la meilleure méthode.»


 

Sous le capot, les motorisions sont au nombre de cinq avec pour les diesels un 2.0 D de 130 ch et 320 Nm, ainsi que le D5 de 180 ch. Les trois autres blocs sont des cinq-cylindres essence : le 2.4 l décliné en deux puissances, 140 et 170 ch et pour coiffer la gamme le 2.5 l turbo de 230 ch. Tous les modèles sont équipés du correcteur de trajectoire, l’aide au freinage d’urgence, la direction électrohydraulique asservie à la vitesse, la climatisation régulée droite-gauche et le Whips (système contre le ‘coup du lapin’). En cas de retournement, les occupants sont protégés par le système Rops. Quatre niveaux de finition sont proposés : Kinetic, Momentum, Summum et Xénium.


 

Le Volvo C70 bénéficie d'un important restyling présenté au Salon de Francfort en septembre 2009. Cette évolution concerne majoritairement la face avant, entièrement remodelée. Les phares s'étirent sur les ailes, et le bouclier gagne du relief. À l'arrière le bouclier est également modifié. Aucune évolution majeure à l'intérieur. Cette nouvelle version de la C70 est commercialisée début 2010, dans un premier temps avec les motorisations précédentes. Le 2.0 D de 136 ch disponible avec la boîte Powershift Ford est au rendez-vous, tout comme le D5 de 180 ch. Suite à la revente de Volvo par Ford, la marque lance un nouveau moteur 5 cylindres qui se décline en D3 150 ch et en D4 177 ch. La boîte de vitesses Powershift disparaît du catalogue, mais la boîte Geartronic est disponible sur la plupart des motorisations. Au printemps 2011, Volvo France commercialise deux séries spéciales : la C70 Côté Sud, et la C70 Côté Ouest. En février 2012, une série limitée apparaît : la C70 Inscription, limitée à 2 000 exemplaires.


 

Après avoir produit 89 000 exemplaires de la C70, Volvo décide de cesser toute activité industrielle sur le site d’Uddevalla dès le second semestre 2013. En 2005, Pininfarina était devenu l’actionnaire majoritaire du site suédois en détenant 60% des parts mais les difficultés financières rencontrées par le carrossier turinois l’ont contraint à rétrocéder ses parts à Volvo en mai 2013. Les 600 salariés de l’usine ont été reclassés dans les quatre autres sites suédois du constructeur (Göteborg, Skvöde, Floby, Olofström) .Le prochain cabriolet, développé sur la base de la S60, sera produit dans une autre usine de l’entreprise.