Porsche Boxster 986 (1996-2004)

 

Publié par Philippe Baron le 17 avril 2014.

 

Au Salon de Detroit 1993, Porsche dévoile une étude de style répondant au nom de Boxster, la fusion de « boxer » en référence à son légendaire 6-cylindres à plat et « roadster » cabriolet deux places. Il faudra attendre le Salon de Paris 1996 pour découvrir la version définitive, le Type 986, qui permettra à Porsche de sortir d’une difficulté industrielle majeure, mais aussi de sa monoculture du « tout-à-l’arrière ».


 

Le modèle Boxster se situe « en dessous » de la 911 dans la gamme Porsche. Ce roadster est né de la volonté du Président de Porsche AG, Wendelin Wiedeking d'élargir la clientèle Porsche. Lorsque les Porsche 928 et 968 ont été arrêtées en 1995, Porsche ne vendait plus que la 911 (type 993) qui était le modèle le plus cher de la gamme. Cette situation durera jusqu'en 1997 lorsque les Boxster (986) sortiront des usines. Le Boxster a été mis au point de façon à moderniser et rationaliser la production. Le but était d'offrir un cabriolet sportif qui permettrait à un plus grand nombre de clients d'accéder au monde Porsche.


 

Le design est issu du coup de crayon de Harm Lagaay, qui avait déjà dessiné pour Porsche la 911 et la 968. Il est inspiré de la Porsche 356 Spyder et Speedster ainsi que de la Porsche 550 Spyder, ses feux avant étant proches de la 996, sa "grande sœur" qui sortira deux ans plus tard. Pour le Type 986, il s'agit d'une propulsion avec un moteur à six cylindres à plat (flat six) placé en position centrale, et refroidi par eau, contrairement aux 911 qui jusque-là étaient refroidies par air. Sa capote en toile se replie électriquement derrière les deux sièges.


2002 Porsche Boxster S

 

Lors de sa commercialisation, le Type 986 est motorisé par un 2 480 cm3 de 204 ch avec une vitesse maximale de 240 ch. De série, le roadster est doté d’une sellerie en tissu, vitres et rétroviseurs électriques, direction assistée, ABS, double airbag ainsi que l’aileron escamotable en fonction de la vitesse qui se déploie automatique à 120 km/h, apportant un supplément d’appui au train arrière. Parmi les équipements optionnels, on note le hard-top, l’antipatinage ASR, la climatisation, la boîte automatique Tiptronic S à cinq rapports, la sellerie cuir, le filet anti-remous et le châssis sport (suspension et roues de 17 pouces).


 

En septembre, le Boxster se muscle avec le 2 687 cm3 de 220 ch pour une vitesse maximale de 250 km/h pour compenser une transmission allongée. L’équipement de base est enrichi avec la climatisation, l’antipatinage, la sellerie en Alcantara et les airbags latéraux. Porsche présente aussi une version S de 3 179 cm3 de 252 ch, 260 km/h. Elle se distingue essentiellement par une double sortie d’échappement et une prise d’air avant centrale pour le troisième radiateur.


 

Pour 2002, le Boxster s’offre un léger restylage avec un nouveau bouclier, des prises d’air latérales et des jantes redessinées tandis que la signalisation orange passe au gris. En 2003, la puissance du Boxster S gagne 6 chevaux, maintenant à 266 ch. Après une production de 165 473 exemplaires, toutes versions confondues, le Boxster Type 986 termine sa carrière à la fin de l’été 2004. Au mois d’août, Porsche présente une série commémorative « 50 ans du 550 Spyder ». Il s’agit d’un Boxster S à la présentation spécifique pour sa teinte de carrosserie, les divers parements extérieurs chromés, l'intérieur cuir Cocoa avec toile de capote coordonnée, le châssis sport, les sièges chauffants, les jantes de 18 pouces, la climatisation régulée, le système audio Porsche CDR23, la plaquette numérotée, etc. 1 953 exemplaires seront produits dont 80 pour la France.


2004 Porsche Boxster S 550 Spyder - 50 Years Anniversary Edition