Opel Meriva (2003-2010)

2006 Opel Meriva OPC

 

Publié par Philippe Baron le 16 novembre 2013.

 

Lancé au printemps 2003, l’Opel Meriva est le pionnier des petits monospaces citadins. Un nouveau segment est alors à lui tout seul. A cheval sur le marché des citadines, des compactes et des monospaces compacts, le Meriva emprunte à ces derniers leur forme et une partie de leur modularité intérieure. Vendu à des prix serrés, il affiche d'honorables prestations routières.

 


2003 Opel Meriva

 

Inspiré du Concept M présenté à Genève en 2002, le Meriva devance la concurrence et met en avant sa modularité. La place à bord de l’Opel Meriva est la principale de ses qualités, ajoutée à la flexibilité de son habitacle. En effet, les sièges arrière se déplacent dans le sens de la longueur, mais également dans le sens de la largeur pour augmenter l’espace aux coudes, le siège central étant escamoté sous le plancher. Cette configuration permet d’installer un Travel Assistant, constitué d’un bac de rangement et de deux porte-gobelets.

 


 

Autres atouts, ses moteurs turbodiesel de 70 et 100 ch, dont le nouveau 1.3 CDTi en 2005 d’origine Fiat. Sobres et particulièrement souples, ils permettent au Meriva de bien se comporter sur autoroute comme en zones péri-urbaines. Sont également proposés, trois moteurs essence : 1.6 l de 87 ch, 1.6 l Ecotec de 100 ch et 1.8 l de 125 ch.

 


 

Trois finitions composent la gamme : Essentia, Enjoy et Cosmo. L’équipement comprend la panoplie sécuritaire en vigueur sur les voitures modernes, ABS, quatre airbags, amplificateur de freinage d’urgence. Sur Enjoy, on trouve la climatisation, des rangements supplémentaires et une flexibilité accrue. Les Cosmo se parent de jantes alu, d’antibrouillards, d’une clim’ automatique et des rétroviseurs électriques.

 


2006 Opel Meriva OPC

 

En 2006, le Meriva subit un timide restylage avec ses boucliers modifiés, une nouvelle calandre et de petites retouches d’ordre technique. Le moteur essence 1.6 l passe de 100 à 105 ch et le diesel 1.3 CDTi (avec filtre à particules) développe désormais 75 ch. Autre nouveauté, la gamme accueille une version sportive, baptisée OPC, avec un 1.6 l turbo essence de 180 ch. Elle se distingue des autres modèles grâce à ses jantes alliage de 17 pouces. Sa dotation d’équipements est la même que celle des versions Cosmo, mais avec une climatisation manuelle et non automatique. Cette version Cosmo reçoit par ailleurs des projecteurs additionnels, des jantes alliage de 15 pouces, un régulateur de vitesse, ainsi que les commandes au volant pour l’autoradio.

 


 

Le Meriva est produit en Espagne, à Saragosse, et au Brésil, à São José et existe sur certains marchés sous le label Chevrolet. En 2009, le Meriva arrive en fin de cycle alors que le segment qu’il a inauguré en 2003, est maintenant embouteillé avec de féroces rivaux comme le Citroën C3 Picasso et le Renault GrandModus. Après une production d’un peu plus d’un million d’exemplaires, le Meriva cohabitera quelques mois en 2010 avec son remplaçant, le Meriva 2, issu d’un concept-car présenté au Salon de Genève en 2008.  Au-delà de sa nouvelle apparence, le Meriva deuxième génération se distingue par ses portes arrière à ouverture antagoniste baptisées FlexDoor, une astuce remise dernièrement au goût du jour par Rolls-Royce.