Opel Kadett C (1973-1979)

 

Publié par Philippe Baron le 21 octobre 2013.

 

En 1973, L’Opel Kadett fait peau neuve avec une carrosserie moins anguleuse, une surface vitrée augmentée et une ceinture de caisse plus basse. Dans sa version GT/E, sortie deux ans plus tard, cette héritière de la Kadett Rallye ne faillit pas à son devoir de lui succéder en s’alignant en rallye avec succès et en figurant parmi les sportives les plus populaires de son époque.

 


 

La nouvelle Kadett de 1973 sort des bureaux de style Opel : calandre basse, phares rectangulaires, comme le veut la tradition en deux ou quatre portes, berline, coupé ou break, puis nouveautés, une version raccourcie : la City (3.92 m au lieu de 4.12 m) et la version Aero en 1976. Opel est l’un des derniers constructeurs à offrir pour son modèle populaire, les roues arrière motrices et non la traction avant.

 


 

Mécaniquement, la Kadett s’offre un nouvel avant-train. Des triangles et des ressorts hélicoïdaux remplacent à l’avant, le ressort à lames transversal qui perturbait quelque peu le comportement routier de l’ancienne Kadett. A l’arrière, les amortisseurs occupent une position verticale et la barre Panhard est un peu plus longue. Seul le modèle de base utilise les freins à tambours, il s’agit de la Kadett S. Des disques à l’avant et des tambours à l’arrière avec double circuit et servo-frein équipent tous les autres véhicules de la gamme. Trois moteurs : un 1 100 cm3, un 1 200 cm3 et un 993 cm3. 

 


Opel Kadett City

 

Les instruments de contrôle sont groupés sous une visière anti reflets.  Comme pour la plupart des véhicules allemands, les normes de sécurité se traduisent par des aménagements et des renforts, entre autres par le montage d’un volant de direction à rembourrage central.

 


1976 Opel Kadett Aero
Nouvelle calandre à partir de 1977

 

En septembre 1975, au Salon de Francfort, arrive celle que les passionnés attendaient avec impatience et qui remplace la légendaire Rallye 1.9 l de 1967, qui avait remporté de nombreuses victoires en rallye, notamment avec le français Jean Ragnotti à son volant. Nommée GT/E, elle reprend la carrosserie du coupé SR mais se distingue par ses couleurs vives, ses pare-chocs, poignées, aérateurs et entourages de vitres en noir mat plutôt qu’en chrome, avec parfois un traitement deux tons : soubassement noir et reste de la caisse peint d’une couleur vive.

 


 

Pour les allemands, pas d’ambiguïté, le «E» de GT/E veut dire « Einspritzung » soit « Injection » en français. Le 4-cylindres en ligne, en fonte, à injection électronique est celui de l’Opel GT. Il possède un arbre à cames en tête et, avec un taux de compression de 9.2 l, il développe 105 ch à 5 400 tr/m. La GT/E est équipée d’une transmission courte à boîte manuelle ZF à 5 rapports. En 1977, la cylindrée passe à 2 litres et la puissance à 115 ch. Opel Allemagne et Edgar Simon, en France, développèrent une Kadett GT/E Groupe 4 dotée d’une culasse « crow flow » à 16 soupapes d’une puissance maximale de 230 ch !

 


 

L’Opel Kadett, troisième génération, est aujourd'hui une automobile culte en Allemagne, en particulier dans sa version coupé. La version la plus recherchée est la GT/E. Sur les 1 701 076 exemplaires produits de la Kadett C, les GT/E ne représentent que 10 894 exemplaires de cette production. La Kadett D, qui arrivera en 1979, sera la première Opel Kadett à adopter la traction avant.