Mercedes-Benz CLK (1997-2002)

 

Publié par Philippe Baron le 11 décembre 2015.

 

Après la SLK, stricte deux-places, de 1996, Mercedes-Benz continue d’apporter un peu de piment à sa gamme très sérieuse en janvier 1997 lors du Salon de Detroit avec le coupé 4-places CLK, conçu également à partir d’un châssis de Classe C. Il est rejoint un an plus tard par le cabriolet, réalisé chez Karmann, et qui affiche les mêmes prétentions, celles de séduire, comme l’annonce le constructeur, les jeunes et ceux qui le sont restés.

 

 

Fabriqué dans l’usine Daimler de Brême, le coupé CLK ne manque pas d’allure et se positionne entre la classe C et la classe E. Son châssis et ses trains roulants sont ceux de la Classe C, tandis que les quatre phares ronds ont été repris de la Classe E. Son acronyme CLK pour Coupe-Leicht-Kurz se traduit par Coupé-Léger-Court. Pourtant avec ses 4.56 m, la CLK n’a rien d’une petite voiture. Elle est 8 centimètres plus longue que la Classe C, mais 23 centimètres plus courte que la E.

 

 

La CLK de base, la Sport, se distingue par des jantes alliage spécifiques, une finition intérieure façon carbone, un tissu spécifique (cuir sur 320 et 430) et une instrumentation sur fond gris clair. Plus classique, la CLK Elegance se démarque par une sellerie tissu différente (cuir aussi sur 320 et 430), une instrumentation sur fond anthracite, des boiseries en ronce de noyer et des poignées de portes chromées. Les deux versions ont en commun le nouveau système d’habilitation à la conduite avec la fermeture automatique des portières après le démarrage de la voiture.

 

 

Plus lourd que le coupé (environ 250 kg), le cabriolet CLK présente une capote électrique, équipée d’une lunette en verre chauffante, disponible en ton noir, bleu ou gris, et qui peut être repliée dans le coffre en à peine 20 secondes. Le cabriolet se passe d’arceaux de sécurité mais est doté d’appuie-tête arrière renforcés à relèvement automatique en cas de retournement.

 

 

Les deux versions disposent des mêmes motorisations. La CLK 200 est la quatre-cylindres à injection 2.0 l 16 V de 136 ch tandis que la 200 Kompressor reçoit un moteur suralimenté qui lui permet de développer 192 ch. Celui de la 230 Kompressor autorise 193 ch. Sous le capot de la CLK 320, se trouve le tout nouveau moteur V6 Mercedes délivrant 224 ch, à culasse à trois soupapes, comme le V8 de la CLK 430, qui développe 279 ch. 

 

 

À la révision du modèle en 1999, la Mercedes-Benz CLK 230 reçoit un nouveau moteur V4 de 197 ch. La reconnaissance extérieure des modèles passe par les nouveaux rétroviseurs extérieurs à clignotants intégrés. En 2002, est présentée la CLK haute-performance, la 55 AMG avec son monstrueux V8 de 5.4 l et 342 ch. Jusqu’à la fin de la série en 2002 pour le coupé et 2003 pour le cabriolet, Daimler enregistra une production de plus de 100 000 exemplaires pour le coupé et plus de 20 000 cabriolets de cette gamme CLK.