Lamborghini Jarama (1970-1976)

1970 Lamborghini Jarama 400 GT

 

Publié par Philippe Baron le 14 août 2016.

 

En 1970 au Salon de Genève, Lamborghini lance un coupé d’allure agressive pour remplacer l’Islero. Dessiné par Marcello Gandini, à la tête du style chez Bertone, le nouveau modèle, qui prend le nom de Jarama non pas en référence au circuit automobile andalou créé en 1967, mais à un célèbre élevage de taureaux, s’impose comme une voiture compacte et sportive s’intercalant entre l'Espada et la Miura. 

 

1970 Lamborghini Jarama 400 GT

 

Conçue à partir d'une plate-forme d'Espada, la Jarama est d'une structure semi-monocoque avec un empattement ramené de 2,65 mètres à 2,28 mètres. Réduit par rapport à l'Islero, cet empattement très court profite au coffre à bagages, dont la capacité de 250 litres apparaît exceptionnelle pour un modèle de cette catégorie. Côté mécanique, la Jarama conserve le V12 de quatre litres et 350 ch monté sur l'Islero. 

 

1970 Lamborghini Jarama 400 GT

 

Marcello Gandini signe avec la Jarama une ligne caractérisée par des volumes pesants et de lourds porte-à-faux. Bertone innove avec des phares à paupières rétractables, tandis que l'équipement comprend une sellerie en peau et des vitres électriques. Mal accueillie, la Jarama est critiquée pour la lourdeur de son comportement dynamique et son design massif. De plus, la voiture est handicapée par son poids excessif et sa stabilité imparfaite à haute vitesse (en rapport avec son empattement court). 

 

 

A l'instar de l'Islero, la Jarama évolue en version GTS au Salon de Genève de 1972. Extérieurement, une large prise d'air sur le capot, des sorties d'air sur les ailes avant et de nouveaux feux arrière singularisent cette seconde Jarama. L'intérieur est également remodelé et un toit amovible en deux parties est désormais proposé en option. Le moteur gagne quinze chevaux (365 ch) et la voiture bénéficie de pneumatiques plus larges.

 

1972 Lamborghini Jarama 400 GTS

 

Ces quelques nouveautés n'ont pas de quoi bouleverser le destin de ce modèle mal aimé. En mars 1974, la transmission automatique Chrysler Torqueflite à trois rapports est montée en option (comme sur l'Espada). Avec 327 unités vendues en six ans, la Jarama se retire en 1976. Après les 350 GT/400 GT peu diffusées et l'Islero, qui n'a pas connu le succès, la Jarama est l'héritière d'une génération de modèles qui n'ont pas réussi à s'imposer.