Ferrari 575 M Superamerica (2004-2005)

 

Publié par Philippe Baron le 16 octobre 2015.

 

L’appellation Superamerica, une interprétation à très grande vitesse du rêve américain qui avait disparu depuis le début des années soixante, refait surface sur les flancs d’une Ferrari 575 M Maranello lors du concours d’élégance de Pebble Beach en août 2004. Ressuscitant l’esprit du label Superamerica, vitrine du savoir-faire Ferrari, ce coupé-cabriolet propose une inédite solution de toit en verre nommé « Revocromico ».

 

 

Dernière-née de la famille des Ferrari Maranello, dont la production s'est arrêtée, la 575 M Superamerica en est donc le baroud d’honneur. Elle a aussi été créée pour ressusciter l’esprit des Superamerica : modèles spécifiques à forte cylindrée, impertinence et originalité. Cette version se caractérise par un inédit toit en verre électrochrome, dont l'ouverture s'effectue par rotation selon un axe pivotant à 180°.


Poids : 1 730 kg – Longueur : 4.55 m – Largeur : 1.93 m – Empattement : 2.50 m

 

Cette nouvelle Ferrari, dessinée par Pininfarina, bénéficie de ce nouveau et ingénieux système de toit, breveté par Leonardo Fioravanti. Il s'agit d'un toit en verre escamotable qui, après avoir été déverrouillé manuellement, pivote sur lui-même entre les montants de la custode et vient se poser sur le couvercle du coffre où il est arrimé à deux vérins. Le problème de ce toit est que s'il pleut, lorsqu'on referme le toit, tout ce qui est dessus retombera dans l'habitacle. Ce toit est baptisé « Revocromico » : «revo » pour réversible et « cromico » pour électrochrome. Développé par Saint-Gobain, ce verre escamotable a des caractéristiques électrochromiques qui permettent de faire varier la luminosité selon cinq degrés, commandé à partir du tableau de bord. La lunette arrière fait office de système antiremous, comme sur le BMW série 6 Cabriolet.


 

Sous le capot, on retrouve la même pièce d’orfèvre que sur la Maranello, à savoir le majestueux V12 de 5,75 litres. Reprenant la même configuration que sur la 612 Scaglietti, il affiche une puissance en hausse de 25 ch (515 à 540 ch). Ainsi armée, la Superamerica s’affiche comme le cabriolet le plus rapide du monde avec une vitesse de pointe de 320 km/h. Le 0 à 100 km/h est effectué en 4.2 s. Comme sa génitrice, la Superamerica utilise une boîte manuelle six vitesses. La boîte F1 à commande robotisée n’étant quant à elle qu’une sublime et onéreuse option, au même titre que le pack "Handling GTC" qui offre les dernières nouveautés technologiques du Cavallino Rampante, notamment des freins en carbone céramique et une suspension raffermie. La consommation moyenne est de 19.3 l aux 100 km.

 

 

Le faible nombre d'exemplaires, 559 seulement, fait de la Ferrari 575 M Superamerica une des voitures les plus exclusives jamais construites. Ce nombre suit la philosophie d'Enzo Ferrari pour qui le nombre idéal de voitures, c'est une de moins qu'il n'y a de clients.