Bugatti Type 44 (1927-1931)

1929 Bugatti Type 44 4-seat Open Tourer - Photos : Bernard Canonne, RM Auctions

 

Publié par Philippe Baron le 10 février 2015.

 

Au Salon de l'Automobile de Paris 1927, Bugatti présente la Type 44, une évolution de la Bugatti Type 38, qui permet au constructeur de Molsheim d’orienter ses productions vers des modèles davantage destinés au tourisme rapide qu'au sport. Pouvant être déclinée en maintes carrosseries, elle est ainsi le premier essai de Bugatti de créer une voiture qualifiable de "Grand Tourisme". L’accent a été mis sur la motorisation. Son 8-cylindres souple et puissant est passé de 2 à 3 litres pour en faire une excellente voiture de voyage.

 

 

Les « bugattistes » appelèrent affectueusement la Type 44, la « 3 litres ». Son châssis repose sur un empattement de 3,12 m et des voies de 1,25 m. A la différence de la "Type 38", la Bugatti Type 44 utilise un châssis de conception nouvelle avec essieu avant rond, sans toutefois renoncer à l'essieu arrière rigide et aux ressorts arrière quart-elliptiques inversés. Ettore Bugatti resta fidèle aussi au « simple arbre » et n'adopta le système à deux arbres à cames en tête que sur l'insistance de son fils Jean pour la Type 50 de 1930. 

 

 

Le moteur de la Type 44 est un huit-cylindres en ligne à vilebrequin à 9 paliers lisses, alimenté par un simple carburateur Schebler à deux blocs de quatre cylindres, trois soupapes et une bougie par cylindre d'une capacité de 2 991 cm3 délivrant environ 80 ch à 4 000 tr/mn, puissance suffisante pour emmener la voiture à près de 130 km/h et maintenir une allure constante de 110 km/h sans difficulté, en quatrième. Ce moteur est associé à une boite de vitesses manuelle à quatre rapports.

 

1929 Bugatti Type 44 "Fiacre" Coupe - Photos : Bonhams

 

En 1928, à partir de la 250ième fabriquée, la 44 reçoit un graissage sous pression du vilebrequin et des bielles, comme toutes les Bugatti à partir de ce moment-là. L’usine abandonne le graissage par jet d’huile arrosant les têtes de bielles, un système qu’elle utilisait, non sans succès, depuis 20 ans. Simultanément le vilebrequin est redessiné, ses portées étant décelées pour améliorer l’équilibrage, et la pompe à huile est placée dans le carter pour éviter les problèmes de déjaugeage.

 

1928 Bugatti Type 44 Cabriolet - Photos : Bonhams

 

Le châssis des 44 lui permettait d’être habillé de carrosseries souvent réalisées par Gangloff mais aussi par les grands carrossiers de l'époque tels James Young, Weymann, Gerber, ou Graber. La Bugatti Type 44 fut produite à 1 095 exemplaires jusqu’en 1930.

 

1928 Bugatti Type 44 Profilé 'Aérodynamique' par Gangloff - Photos : Artcurial