Austin Mini Countryman (1960-1969)

Photo : Antoine David

 

Publié par Philippe Baron le 27 octobre 2013.

 

Prévu dans le cahier des charges dès la conception de la Mini, BMC lance en janvier 1960 la  version à vocation utilitaire avec l’Austin Se7en Van et la Morris Mini Van, qui, uniquement, se différencient par le logotype sur le capot. D’emblée, les deux véhicules rencontrent un large succès auprès des professionnels, ce qui incite le groupe britannique à élargir son offre, huit mois plus tard, avec une version break familial qui deviendra un phénomène de mode.

 


 

Malgré sa petite taille, la Mini possède un volume utile très intéressant grâce au recours de la traction avant et du moteur transversal, laissant ainsi un compartiment arrière libre de tout organe mécanique avec un plancher parfaitement plat. Pour devenir la Minivan, la Mini est allongée de 30 cm et peut ainsi accueillir une charge de près de 300 kg. Badgée Austin Se7en Van ou Morris Minor Van, la Minivan est très prisée par de nombreux commerçants et artisans, en quête d’une petite fourgonnette, sans avoir besoin d’un véhicule plus lourd et encombrant.

 


Photo : Dohan

 

L’engouement d’une Mini plus spacieuse touche aussi les particuliers dont certains se rappellent la Morris Minor Traveller. Sortie en 1953, ce break se présentait avec une armature boisée et vernie, selon la mode des woodies d’outre-Atlantique. Son pendant, l’Austin A35 Countryman, était beaucoup moins classe avec ses panneaux tôlés. Pour le break, plus exactement appelé Estate, les boiseries ne font pas partie de la structure même du véhicule, elles ne sont que pure décoration, puisque simplement collées à la carrosserie.

 


 

Les deux versions de l’Estate, Austin Countryman (renommée Austin Mini Countryman en 1962) et Morris Traveller sont identifiables uniquement par leurs calandres. Ils reprennent la base de la Minivan mais pèsent 50 kg de plus. Ce gain de poids est justifié par la finition luxueuse et les équipements supplémentaires apportés au véhicule : grandes vitres latérales coulissantes, sièges rabattables, moquette épaisse, sellerie bicolore et les boiseries extérieures qui leur donnent ce caché rustique, très apprécié par une clientèle bourgeoise. En raison de son prix élevé, une version sans montant en bois, sera proposée en octobre 1962.

 


 

Les versions Estate utilisent le moteur 848 cm3 de la Saloon et ont une vitesse de pointe limitée à 113 km/h. La suspension est une version renforcée par rapport à celle du van, car le poids de charge est plus fortement réparti sur l’arrière. La roue de secours et la batterie sont installées sous le plancher. Tout comme le van et le pick-up, le break ne bénéficiera jamais de la suspension Hydrolastic ou de la transmission automatique. L’évolution sera à partir de 1967 avec l’arrivée de la Mk2 avec une nouvelle calandre et les mêmes feux arrière et un moteur de 998 cm3.

 


 

La production de la version Estate cessera en Octobre 1969, avec un montant total d’environ 214.543 exemplaires produits, pour céder la place à la Mini Clubman Estate.

 


Mini Clubman Estate