Audi TT (1998-2006)

 

 

Publié par Philippe Baron le 31 mai 2014.

 

Avec son esthétique inhabituelle, en totale rupture avec ce qui se faisait à l’époque, l’Audi TT, esquissée par le designer allemand Peter Schreyer, est considérée comme un chef d’œuvre du design industriel moderne. Ce petit coupé sport aux lignes fluides et épurées, présenté sous forme de concept-car au Salon de Francfort 1995, prend sa forme définitive à l’automne 1998 et connait d'emblée un beau succès commercial.

 

 

TT pour Tourist Trophy est un clin d’œil à NSU et à l’histoire de la marque Audi. Le Tourist Trophy est une célèbre course de moto organisée dans l’île de Man depuis 1904. Dans les années 50, NSU dominait cette compétition et en souvenir de son héritage motocycliste avait lancé en 1965 la NSU 1000 TT à moteur rotatif. NSU avait ensuite été absorbée par Audi en 1977.

 

 

Basés sur la plate-forme des futures Audi A3 et VW Golf IV , le coupé, commercialisé en octobre 1998, et le roadster, en août 1999, sont initialement équipés d'un moteur quatre cylindres d' 1.8 litre gréé d’une culasse à 20 soupapes et d’un turbocompresseur offrant deux niveaux de puissance : 180 chevaux (un échangeur), avec une vitesse maximale de 238 km/h et une accélération de 0 à 100 km/h en 7,4 s, puis  le 225 chevaux (double échangeur) avec une boîte six vitesses à trois arbres et la transmission quattro système Haldex (visco-coupleur faisant office de différentiel central) qui est aussu disponible en option sur le modèle de 180 ch , mais avec une boîte cinq vitesses. Pour ce moteur 225 ch, la vitesse maximale est de 253 km/h et le 0 à 100 km/h en 6,4 s. 

 

 

L’équipement de série comprend notamment les airbags frontaux et latéraux, l’ABS, l’EBD, l’ASR, l’EDS, la colonne de direction réglable en hauteur et profondeur, la climatisation à régulation électronique, la sellerie cuir/Alcantara et les jantes alliage de 16 pouces. La TT 225 se distingue par ses phares au Xénon avec lave-phares, ses jantes de 17 pouces et son ordinateur de bord.

 

 

En 2000, les Audi TT sont toutes dotées d’un becquet et de l’ESP en série en raison de problèmes de stabilité à haute vitesse. En effet, suite à de nombreux accidents, dont certains mortels, Audi a dû modifier le châssis pour que la TT ne décroche plus en courbe rapide. L’arrière s'allégeait à haute vitesse à cause de la forme de la voiture. L'aileron sert ainsi à ajouter de l'appui aérodynamique. Un rappel avait été effectué sur les véhicules déjà en circulation.

 

 

En juin 2003, la gamme reçoit la TT 150, puis le mois suivant le V 6 3,2 L quattro d'une puissance de 250 ch à 6 300 tr/min, un couple de 320 Nm à 2 800 tr/min et 6,2 s pour passer de 0 à 100 km/h. Cette première génération d'Audi TT prend fin en mai 2006 avec une production totale de 178 838 exemplaires.