Audi 100 – 200  (1982-1990)

Audi 100 - Photos : Mirek K.

 

Publié par Philippe Baron le 4 octobre 2014.

 

Lancée à l’automne 1982 au Salon de l'automobile de Francfort, l’Audi 100 de troisième génération reçoit dès l’année suivante le titre européen de la voiture de l’année, en partie grâce à son aérodynamique poussée, obtenue par des flancs lisses, sans aucun décrochement au niveau des glaces latérales. Son étonnant coefficient Cx de 0.30 constitue le meilleur résultat remporté sur une berline de grande diffusion.

 

 

L’Audi est aussi la voiture-sauvetage sur laquelle Ferdinand Piëch, petit-fils de Ferdinand Porsche, comptait pour sortir la firme du marasme. Un pari osé, à l’aube des années 80, si l’on sait que la conception de l’auto fut entreprise à une époque où personne ne croyait plus aux grosses autos, au sortir du choc pétrolier. Entré chez Audi en 1972, Ferdinand Piëch était alors responsable du développement technique. Trois ans plus tard, il accéda au directoire dont il fut président de 1988 à 1992. Il donna alors à la marque une image nouvelle, notamment en redessinant lui-même les voitures et en concevant de nouveaux moteurs. Il est à l'origine des transmissions intégrales Quattro.

 

 

L’Audi 100 de troisième génération, nommée aussi Typ 44 ou C3, est commercialisée sous le nom d’Audi 5000 aux USA jusqu’en 1988. La nouvelle gamme est composée de la version de base, des CS, CC et CD. Cette berline 4 portes, 5 places, possède une longueur de 4.79 m et une largeur d’1.81 m. La version break dénommée Avant est présentée dès le mois de mars 83. L’Audi 100 est rejointe en juillet 1983 par l’Audi 200. Variante haut de gamme, plus puissante et plus luxueusement équipée que l’Audi 100, elle se distingue extérieurement par quelques détails spécifiques comme les roues en alliage. 

 

1990 Audi 100 2.5 TDI

 

L’Audi 100, construite sur un châssis monocoque, est une traction avant avec son moteur refroidi par eau, placé longitudinalement à l’avant, avec arbre à cames en tête, vilebrequin à 5 paliers pour les 4-cylindres et 6 pour les 5-cylindres. Pour les moteurs à essence, l’allumage électronique est à effet Hall. La boîte de vitesses est à cinq rapports de type 4+E. E pour économique signifie une cinquième longue. La boîte automatique n’est disponible qu’en option sur la 100 ch, 136 ch et Turbo-Diesel. Pour la suspension avant : roues indépendantes, des ressorts hélicoïdaux, barre anti-roulis. Suspension arrière : essieu à torsion avec bras longitudinaux, ressorts hélicoïdaux. Les freins sont à disques à l’avant et tambours à l’arrière. La direction est à crémaillère avec servo en série.

 

Audi 200 Quattro - Photo : the schmall fella

 

En août 1983, l’Audi 100 propose trois moteurs ‘essence’ : un quatre-cylindres de 1 781 cm3 et 75 ch avec un carburateur inversé simple corps, un 5-cylindres de 1 921 cm3 de 100 ch avec carburateur et un 5-cylindres de 2 144 cm3 de 136 ch avec injection Bosch K-Jetronic avec coupeur du débit en décélération. Les deux 5-cylindres diesel sont le 1 986 cm3 de 70 ch avec pompe d’injection et sa déclinaison turbo-compresseur donnant 87 ch. La 200 de son côté est proposée en version 2.2 l de 138 ch avec alimentation par injection mécanique et allumage électronique et en version 2.2 Turbo-compresseur avec refroidisseur d’air de 182 ch, allumage intégralement électronique, géré par ordinateur, avec détecteur de détonation.

 

1983 Audi 200 Avant Quattro

 

En 1984, le moteur 1.8 75 ch., jugé « trop juste », disparaît du catalogue (mais reste disponible sur commande spéciale) pour laisser place au 1.8 90ch plus adapté au gabarit de la voiture. À noter que le 1.8 75 ch. n'a jamais été proposé sur les versions Avant. En 1985, deux nouveaux moteurs à injection sont présentés : 2 226 cm3 de 138 ch et 1 994 cm3 de 115 ch. Ces moteurs reçoivent la coupure d'alimentation en décélération. Apparait également pour ce millésime la 100 CS quattro en 1.8 l de 90 ch ou 2.2 l  138 ch, équipée de la transmission intégrale en permanence et différentiel interpont blocable qui font les beaux jours d'Audi. La 200 Quattro de 182 ch reçoit de série le freinage ABS. Les breaks Avant sont aussi disponibles en version Quattro. Toutes les carrosseries des Audi 100 sont désormais galvanisées de série.

 

 

En janvier 1988, l'Audi 100 subit un restylage avec les poignées de porte intégrées inaugurées par l'Audi 80 type 89. L'intérieur est revu, le tableau de bord est arrondi. La malle est modifiée sur les berlines, ainsi que d'autres améliorations mineures. Les niveaux de finition CC, CS et CD disparaissent pour ne laisser que le sigle de la motorisation sur la malle arrière (en essence, 2.0 E et 2.2E, la version de base en 4 cylindres 1l8 étant simplement nommée « Audi 100 »).

 

1988 Audi 200 quattro

 

En novembre 1990, le renouvellement de l’Audi 100 est opéré. La nouvelle 100 garde la plate-forme de l’ancienne. En fait, il s’agit davantage d’un gros restyling que d’une auto inédite à part entière. La production de l’Audi 100 C3 est établie à 852 243 exemplaires pour la berline et 122 852 pour le break Avant. De son côté, l’Audi 200 a été produite à 97 195 exemplaires en berline et 6 153 en break Avant.